INFERNO KABARETT

Création d’un spectacle de cabaret à partir du récit de la journée du 22 mars 1933 que le grand professeur italien, Ranuccio Bianchi Bandinelli, a passé auprès de Guillaume II. Expérience déterminante qu’il consigne dans son journal intime – Diario di un borghese – sous le titre Intermezzo agli inferi / Intermède aux enfers.

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J’ai rencontré Ernesto Tomasini en avril dernier à Palerme.
Invité avec lui et d’autres par l’Institut Français et le Goethe Institut à débattre des menaces que les extrêmes droites d’Europe font peser sur l’art et la culture, je l’ai vu – coiffé, maquillé et costumé en artiste de cabaret, dans un contexte qui n’avait donc rien à voir avec ce milieu – et écouté chanter- performer deux airs de cabaret qui ont aussitôt projeté tous les gens présents dans cet univers aux variantes infinies, comme le dit Ernesto – Le cabaret est un monde infini et c’est de loin, parmi tous les registres dans lesquels j’ai joué et chanté, celui que je préfère. Ernesto est doté d’une voix extraordinaire, avec une capacité d’extension de quatre octaves, qui l’a amené à se produire dans les théâtres les plus prestigieux de très nombreux pays.

Création d’un spectacle de cabaret à partir du récit de la journée du 22 mars 1933 que le grand professeur italien, Ranuccio Bianchi Bandinelli, a passé auprès de Guillaume II. Expérience déterminante qu’il consigne dans son journal intime – Diario di un borghese – sous le titre Intermezzo agli inferi / Intermède aux enfers (1).

Le 22 mars 1933, à l’invitation d’un professeur berlinois, R.B. Bandinelli se rend dans un des lieux de villégiature hollandais de l’empereur allemand Guillaume II pour l’entretenir d’art et d’archéologie. La veille à Berlin, le 21 mars, moins d’un mois après l’incendie du Reichstag, les nazis ont pris le pouvoir.

Pendant ce temps, de quoi s’entretient-on, que se passe-t-il dans le palais impérial ? Guillaume II, très content de lui, sûr de son génie, de sa propre infaillibilité / contentissimo di sè, sicuro del proprio genio, della propria infallibilità, consacre une grande partie de son temps à parler de lui, à soigner les fleurs de ses jardins, à déplorer aussi que les évènements bien connus / noti avvenimenti de 1914 à 1918 l’aient empêché de se rendre dans sa résidence de Corfou où les bronzes du parc, en l’absence d’entretien, ont dû fatalement se patiner de vert. Le tableau de sa cour que dresse R.B. Bandinelli est tout aussi saisissant. Conventions poussiéreuses des siècles passés, perruques et visages poudrés, masques et costumes amidonnés, courbettes et murmures, vaisselles d’or et de cristal… rien ne doit troubler les méditations, la retraite et les monologues de Seine Majestät qui, à partir de ses propres impressions et rêveries, inflige à cette même cour médusée des discours interminables et vides au sujet des civilisations, de Dieu et de… sa propre personne.

1 Editori Riuniti, in Dal diario di un borghese, Ranuccio Bianchi Bandinelli, 1962 (seconde édition).

 

Résidence de création du 30 mars au 15 avril à Palerme – Résidence Kultur Ensemble avec le soutien de l’Institut Français et le Goethe Institut. 

 

distribution & production

D’après Intermezzo agli inferi / Incontro col Kaiser de Ranuccio Bianchi Bandinelli
Adaptation et mise en scène Noël Casale
Avec Ernesto Tomasini
Avec la complicité d’Ornella Cerniglia
Scénographie & Costumes Cecilia Galli

En italien et en allemand surtitré

1ère résidence de création Palerme 30 mars-15 avril 26 avec le soutien de l’Institut Français et du Goethe-Institut Ouverture public 15 ou 16 avril (date et heure à confirmer)
Spectacle à installer partout intérieur – extérieur
Scène 2 mètres sur 2 – carrée ou circulaire
Lumière et son en autonomie

Production déléguée Teatru di u Cumunu – Théâtre du Commun (Bastia)

Crédit photo : George Grosz L’éclipse du soleil et couverture du livre Music of the Kabarett Graham Vickers

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Représentations

Pas de date programmée pour l'instant.