Partager cette action
À Ajaccio, nos amis Pascal Omhovère – compagnie Sub Tegmine Fagi – et Jenny Dellécolle – association Operae – montent des projets à la croisée du théâtre, du cinéma et d’agoras politiques dont nous avons absolument besoin aujourd’hui. Nous sommes toujours heureux d’y participer.
Cette année, nous avons ouvert une autre forme de notre long et heureux dialogue. Nous allons lire dans leurs espaces de travail, à Ajaccio, et ils viennent lire à Bastia à Una Volta (que nous remercions pour leur accompagnement formidable), des textes qu’il nous tient à coeur de faire découvrir « aux femmes, aux enfants et aux hommes de notre temps » (Wallace Stevens).
En novembre 2025, nous accueillons Pascal Omhovère pour une lecture d’En vrac mon petit Nerval dans le cadre de notre action « Théâtre et citoyenneté » dans les quartiers prioritaires de la ville de Bastia et de notre partenariat avec l’association In Sè.
Pascal Omhovère viendra à Bastia, le 26 juin 2025, à Una Volta pour proposer deux lectures :
« En affirmant que toute littérature est politique, Sandra Lucbert prend à contre-pied les poncifs classiques associant la « littérature politique » à un sous-genre littéraire, le plus souvent synonyme de « sous-littérature » car celle-ci entretiendrait un rapport instrumental au travail littéraire à des fins politiques. Parce que la littérature se positionne toujours par rapport à la langue hégémonique de la formation sociale de laquelle elle procède, elle est, selon Sandra Lucbert, nécessairement « engagée » : pour l’ordre hégémonique ou contre celui-ci. »
EN VRAC MON PETIT NERVAL
Trente et un sonnets extraits de Et de Bernard Chambaz (18h)
Texte en main, Pascal Omhovère arpente le romantisme exacerbé de Nerval réactivé par Bernard Chambaz, et personnifie cette rencontre entre un poète d’aujourd’hui et le champion de la chimère.
Dans un XIXème siècle dont il faut travailler la pâte, Gérard de Nerval effectue un travail de fond sur le langage et la mémoire. La poésie est, quant à elle, le noyau dur de l’œuvre de Bernard Chambaz. Comme s’il fallait, d’une manière ou d’une autre, enjamber la mélancolie.